La guerre du Guano

Les nations font la guerre pour beaucoup de raisons. Que ce soit pour le pouvoir, les territoires, la gloire ou la religion, les hommes ne manquent aucune occasion de se taper dessus.
Les guerres pour des raisons économiques ne manquent pas non plus.
On va donc parler ici de la guerre du Guano, un conflit armé pour la possession de gisements de fientes d’oiseaux. Eh oui.

 

Le guanoGuano

Le guano est le nom d’une substance fertilisante très utilisée au XIXe siècle.
Le guano est composé d’azote, de phosphate, de nitrate et de protéines. Il permettait à l’époque de refertiliser des champs ne produisant presque plus et manquant de composés organiques à travers le monde. C’est donc devenu une ressource stratégique majeure très convoitée.
Mais, comment on fait ou on obtient du guano ?
En fait, le guano est composé d’excréments de certains oiseaux marins ou de chauves-souris.
Des oiseaux marins comme les cormorans de Bougainville ou les pélicans péruviens qu’on peut trouver sur îles Chincha, au large du Pérou.

La guerre du guano

A partir de 1820, le Pérou vit les incroyables opportunités que pouvaient lui apporter l’exploitation du guano. Guerre du guano
Il commença alors l’extraction de cet engrais de première qualité qu’il exporta à travers le monde et notamment vers les Etats-Unis, la France ou encore le Royaume-Uni. Le Pérou vit alors son activité économique fortement progresser. Mais de telles richesses attisent les convoitises, même pour du caca d’oiseaux.
Ce fut le cas de l’Espagne en 1863. Invoquant un ancien droit colonial, elle revendiqua la possession des îles Chincha, là où le Pérou tirait une majorité de son guano.
Le Pérou et le Chili s’allièrent contre l’ancienne puissance coloniale et gagnèrent la guerre en 1884.
Quelques années plus tard, le Chili tentera aussi de prendre possession des gisements de guano mais n’aura pas plus de succès que l’Espagne. Et le Pérou garda le contrôle le contrôle des îles.

Au total, le Pérou extraira 12,5 millions de tonnes de guano des îles Chincha.
Il continue encore aujourd’hui d’en extraire sur d’autres îles.
Mais cette exploitation est limitée à 7000 tonnes tous les 7 ans pour laisser les oiseaux dans leur habitat naturel sans dérangement.
 

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