Le raid de Doolittle

James H. Doolittle fait parti de ces personnes qui ont changés le monde sans que l’on se souvienne de leur nom.
Par un raid aérien de bombardiers, il changea la tournure de la guerre dans le Pacifique entre les Etats-Unis et le Japon.

 

I - Un raid pour inverser le cours d'une guerre mal entamée

Les Etats-Unis entament mal leur guerre du Pacifique.
Ils enchainent les défaites et les mauvaises nouvelles depuis l’attaque japonaise sur Pearl Harbour le 7 décembre 1941.

Il faut donc mener une action forte pour remonter un moral très bas. Decollage b 25 raid doolittle
On choisit donc de mener un bombardement sur le Japon, sur la capitale Tokyo pour frapper un symbole.

Le lieutenant-colonel (et futur général) James H. Doolittle est donc chargé de contredire les japonais qui affirment que leur île est invulnérable, les américains n’ayant pas de bases suffisamment proche.

Il a alors l’idée de faire décoller les bombardiers d’un porte-avion, l’USS Hornet qui s’approcherait à 700 kilomètres des côtes japonaises. Les bombardements se feront sur des cibles industrielles et militaires, l’attaque du palais impérial risquant de souder la population autour de l’empereur.

L’avion le plus approprié pour cette mission est le B 25 (à droite, image d'un B 25 décollant du pont de l'USS Hornet pour le raid) mais celui-ci a besoin de 700 mètres pour décoller alors qu’un porte-avion ne permet que 150 mètres de piste.

Les avions sont donc considérablement allégés et, après des essais en Virginie, l’USS Hornet part le 2 avril 1942 avec les 16 bombardiers à son bord.

 

II - Le déroulement du raid

Le porte-avion est vite rejoint par une flotte d’un autre porte-avion, 4 croiseurs et 8 destroyers.

Les ordres sont de commencer la mission à la première rencontre (même minime) avec les japonais.
Ainsi, quand ils voient et coulent 2 chalutiers nippons le matin du 18 avril, la mission doit être lancé malgré la demi-journée de distance avec le point de départ prévu.

Les avions embarquent un bidon de carburant en plus à verser en vol pour compenser et décollent du porte-avion sans soucis.

Rencontrant peu de résistance, ils arrivent en vue de Tokyo o chaque avion doit s’occuper de son objectif sans s’intéresser aux autres appareils.
C’est l’engin commandé et piloté par James H. Doolittle qui arrive le premier, le décollage des avions s’étant étalé sur plus de 60 minutes.Raid de doolittle

Les avions larguent leurs bombes puis se dirigent vers la Chine et l’Union Soviétique pour atterrir.

Quand Doolittle et son équipage arrivèrent en Chine, ils étaient persuadés que la mission était un fiasco : peu de dégâts, tous les avions détruits et tous les équipages morts.

Un désastre complet. Il se trompait très lourdement.

 

James H. Doolittle

III - D’importantes conséquences pour un raid de faible intensité

Ce raid détruisit 112 bâtiments et tua 87 personnes.
Les américains perdirent 15 avions (n’arrivant pas à les poser en Chine et en URSS), 3 morts et 8 prisonniers dont 4 mourront en captivité (3 exécutés et 1 de maladie).

C’est un petit bilan (même si largement supérieur aux attentes) mais ses conséquences furent énormes pour la suite de la guerre.

D’abord, le raid força les japonais à occuper massivement la Chine pour empêcher les américains d’en faire une base de repli pour leurs bombardiers. Cette occupation entraina la mort de 250 000 personnes lors de l’été 1942.

Ensuite, ce fut une victoire pour l’armée et la propagande américaine qui en avaient grand besoin après les déboires du début de la guerre. Le Japon n’était pas invulnérable.

Les Japonais se rendirent en effet comptent qu'ils n'étaient pas invulnérables à une attaque et un bombardement aérien des américains. Ils se mirent à rappatrier de nombreux avions de leurs différents théâtres d'opération vers le territoire national pour le protéger. Celà permit de faciliter l'établissement d'une supériorité aérienne pour les alliés lors de certains combats.

Enfin, le Japon se mit en tête de détruire les porte-avions américains, véritables bases aériennes flottantes, ce qui aboutira à la défaite nipponne lors de la bataille de Midway, l’objectif japonais de cet affrontement étant de couler les derniers porte-avions américains.

James H. Doolittle (à droite) considéra toujours ce raid pour un semi-échec.

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