La concurrence pure et parfaite

En 1953, Kenneth Arrow et Gérard Debreu remportent le prix Nobel d’économie.

Reprenant les travaux de Lionel W. McKenzie, ils livrent une définition de la CPP et donnent une formalisation des règles qui la régissent.

 

La CPP ?

La CPP ou Concurrence Pure et Parfaite est une hypothèse économique vers laquelle le marché doit tendre. La CPP est ainsi censée permettre un équilibre sur tous les marchés avec des conditions particulières. Enfin, du point de vue classique. En effet, la CPP est un des fondements de la théorie classique.

Cependant, l’économiste Raymond Barre montre que le modèle de « concurrence pure et parfaite » finit par correspondre de moins en moins à la réalité mais il est en train de devenir par contre un modèle intellectuel de référence, un idéal.

 

Les conditions de la CPP

Selon la thèse classique, la « concurrence pure et parfaite » repose sur 5 conditions qui régissent les consommateurs et les entreprises.

La première condition est l’atomicité du marché. Cela signifie qu’il y a un grand nombre de consommateurs et un grand nombre d’offreurs. Dans ce cas, aucune personne ou entreprise ne peut avoir assez de pouvoir pour infléchir les prix ou la production totale.

La deuxième condition est l’homogénéité des produits. Cela signifie que tous les biens d’un même type sont identiques et le choix du consommateur ne doit se porter que sur le prix.

La troisième condition est la libre entrée sur le marché. Ainsi, si quiconque veut entrer sur le marché, il peut le faire sans restriction pour concurrencer les entreprises déjà présentes sur le marché. Cela suppose aussi que les entreprises déjà présentes ne peuvent s’opposer à l’entrée d’un concurrent sur le marché.

La quatrième condition est l’information parfaite. Cette condition implique que tout le monde connait tous les éléments concernant un produit. Cela empêche le vendeur ou l’acheteur de profiter d’une information inconnue de l’autre partie (dysfonctionnement, etc…).

La cinquième et dernière condition est la libre circulation des facteurs de production. Cette condition suppose que les flux de capitaux sont libres et sans restriction, mais aussi que les frontières sont ouvertes pour aussi permettre tous les flux migratoires et les flux de marchandises.

 

Avec des règles et conditions aussi strictes, la concurrence pure et parfaite ne peut s’appliquer parfaitement mais on peut voir certains cas s’en approcher comme pour une utopie.

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