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Immortels perses

Les Mélophores ou Immortels perses

Comme beaucoup de personnes, la première fois que j’ai entendu parlé et que j’ai vu des Immortels perses, c’était dans le film 300 de Zack Snyder de 2007.
Ils arrivent à l’écran pendant une nuit sombre, habillés d’une tenue faite à moitié de cuir et de tissu noir et portent un masque métallique de tragédie grecque. Portant deux épées, ils ressemblent clairement à des ninjas.

Immortels 300

 

Mais qu’en est-il vraiment ?
Existent-ils et, si oui, à quoi ressemblaient-ils ?

 

Les Mélophores (aussi appelés Immortels) existaient bien et étaient une unité d’élite de l’armée perse qui était chargé de la protection de l’empereur et de son palais.

Cette unité de 10 000 hommes fut constituée par Cyrus le Grand (fondateur de l’Empire Perse) pour assurer sa protection personnelle dans la vie de tous les jours mais aussi sur le champ de bataille.
Darius Ier transforma par la suite cette troupe pour en faire une véritable unité d’élite de l’armée perse et institua une règle qui valut à ces troupes leur surnom d’immortels.
En effet, si l’un de ces hommes d’élite venait à mourir ou à tomber malade, il devait être immédiatement remplacé pour toujours avoir 10 000 Immortels.

Les mélophores étaient divisés en deux groupes entre les Mille et les autres.
Ils portaient tous une pomme sur leur lance à la place de la saurotère (embout pointu se trouvant à l’autre extrémité de la lance par rapport à la pointe de fer utilisée pour l’attaque). Cette pomme est d’ailleurs à l’origine de leur nom puisque mélophore signifie « porteur de pomme ».
Les Mille, d’origine noble, portait une pomme d’or et les autres portaient des pommes d’argent.

Pour l’équipement et l’armement, on est très TRES loin de la représentation montrée dans 300.
Armées d’arc, d’épées et de lances (portant la pomme), ils portaient des tenues très colorées et luxueuses de l’avis même des auteurs grecs de l’époque.
Hérodote nous dit ainsi qu’ils « surpassaient toutes les autres troupes par leur magnificence ».
Il est d’ailleurs très probable que les lanciers et archers présent sur les murs de la salle d’audience de Darius Ier à Suse (image très connue souvent utilisée pour illustrer l’armée perse) sont des Immortels.

 

Biscuit

Statuette ou gâteau : l'origine des biscuits

On qualifie aujourd’hui de biscuits énormément de préparations pâtissière ou de gâteaux.

Mais d’où vient le mot « biscuit » ?

 

Les biscuits apparaissent au Moyen-Age sur les navires.
A l’époque, la nourriture donnée aux marins était insuffisante et souvent de mauvaise qualité.
Les matelots se sont alors mis à préparer une pâte à base d’œufs, de farine et d’eau.
Cette pâte était ensuite cuite à 2 reprises (Bis (deux fois) Cuits) pour pouvoir supporter le long voyage sans risquer d’être abimer par les éléments ou le temps qui passe.

Par la suite, le terme « biscuit » se mit à désigner tout objet ayant subis une double cuisson.
C’est notamment le cas des porcelaines biscuit.

Ce sont de petites statuettes de porcelaines qui furent fabriquées à partir du XVIIe siècle.
De couleur blanche ou très légèrement colorées, elles représentaient des scènes de la vie quotidienne de la bourgeoisie de l’époque ou de simples bustes d’aristocrates.
Ce sont aujourd’hui des pièces très recherchées.

Bataille de carabobo

La bataille de Carabobo

Pendant l’occupation de l’Espagne par Napoléon, les colonies espagnoles d’Amérique du Sud se mettent à se rêver indépendantes.

À la suite de plusieurs tentatives, échecs et péripéties, c’est Simon Bolivar qui prend la tête de la révolte et sera surnommé El Libertador.
Il en profite pour réaliser son rêve d’une Amérique du Sud indépendante et unie sous le nom de Gran Colombia.

Après avoir libéré ce que l’on connait aujourd’hui sous le nom de Colombie et le Panama, Bolivar dirigea son armée vers le Venezuela qui était toujours contrôlé par les royalistes fidèles à la couronne espagnole (qui avait envoyé des forces vers ses colonies après le retrait des troupes françaises et le rétablissement de la monarchie).

A la rupture d’un armistice signé précédemment entre les patriotes (de Bolivar) et les royalistes, El Libertador entre au Venezuela (son pays natal) en avril 1821.

Il rencontra l’armée espagnole le 24 juin.
Les espagnols (2 500 fantassins et 1 500 cavaliers) attendaient l’armée de Bolivar se sont retranchés sur la route que le révolutionnaire doit emprunter.
Celui-ci dispose de 4 000 fantassins et 2 500 cavaliers.

Il décide alors d’envoyer la moitié de son armée effectuer un mouvement de contournement de l’ennemi.
Le général espagnol voit bien cette manœuvre et fait de même en envoyant la moitié de ses forces pour leur barrer le passage.

Les royalistes reçoivent ainsi les patriotes par un feu très nourri.
Après un combat acharné, les soldats de Bolivar prennent position et mettent en déroute leur ennemi. Ils se dirigent ensuite vers l’arrière des espagnols.

L’infanterie hispanique essaie de former des carrés de fusiliers pour résister à la charge de la cavalerie ennemie. Mais le repli royaliste est tel que la manœuvre échoue et toute l’armée part en déroute, poursuivie par une cavalerie qui massacre tous ce qui passe à portée d’arme.

Les royalistes perdent 2 900 morts et blessés face à seulement 200 morts dans le camp patriote (les chiffres donnés par Bolivar sont les seuls que l’on a pour les pertes de ses troupes lors de cet affrontement).

La dernière armée royaliste du Venezuela étant écrasée, Bolivar s’empare du Venezuela et l’intègre à Gran Colombia après un dernier affrontement lors de la bataille navale du lac Maracaibo.

Oncle sam

Les origines de Sam, l'oncle préféré des américains

C’est un des symboles des Etats-Unis et le visage emblématique du pays de ces dernières dizaines d’années : l’Oncle Sam

Mais d’où vient ce personnage ?

 

Son histoire commence ne 1812 lors de la seconde guerre d’indépendance américaine (ou guerre de 1812) sur la base militaire de Troy, dans l’état de New York.

Cette base militaire reçoit diverses provisions dont des barils contenant du bœuf salé livré par Samuel Wilson.
Samuel Wilson était un fournisseur de viande qui avait gagné un contrat avec l’armée à condition de mettre « US » sur les barils puisque ceux-ci étaient la propriété du gouvernement américain.

Les soldats se mirent alors à interpréter avec humour les initiales. Pour eux, cela ne signifiait plus « United States » mais « Uncle Sam », la jovialité du commerçant aidant beaucoup.

Dévoué à son pays, le personnage de l’Oncle Sam devient ainsi, sous le crayon de quelques dessinateurs, un personnage joufflu et bon vivant qui devient de plus en plus populaire parmi les soldats et les habitants.

En 1865, à la mort du président Lincoln, il fut décidé de lui rendre un hommage. LE visage de l’Uncle Sam prit ainsi certains traits de Lincoln mais aussi certains traits d’un autre président, Andrew Jackson, dont la carrière politique avait commencé pendant la guerre de 1812 et dont la popularité avait grimpé en même temps que celle de l’oncle préféré des américains.

La représentation de l’Oncle Sam la plus connue vient d’une affiche de recrutement pour l’armée américaine en 1917 pendant la Première Guerre Mondiale.
On y voit le personnage pointant son doigt vers le spectateur avec le texte « I want you for the US Army ».
L’affiche eut beaucoup de succès et fut réutilisée pendant la Seconde Guerre Mondiale.

4 millions d’exemplaires de l’affiche au total furent imprimées.

Depuis, le personnage est utilisé comme la personnification des Etats-Unis et du combat pour la liberté.

Lapin de paques

L'origine du lapin de Pâques

Le jour de Pâques, c’est le lapin qui ramène les œufs pour les enfants.
Mais cette tradition a de quoi surprendre un peu (si … quand même).

Pourquoi un lapin et pas une poule ?

 

Son origine vient d’une légende allemande.
Une femme pauvre n’avait pas les moyens d’acheter des biscuits à ses enfants. Elle décida alors de prendre des œufs et de les cacher dans le jardin après les avoir décorés.
Lors de leur recherche, les enfants virent un lièvre et crurent que les œufs avaient été pondus par lui.

Ainsi naquit dans le sud de l’Allemagne la tradition du Osterhase, le lièvre (ou lapin) de Pâques. Elle se répandit ensuite dans le reste des états allemands puis aux Etats-Unis avec l’arrivée de migrants germaniques au XVIIIe siècle.

Au XXe et XXIe siècle, la légende est oubliée.
Seul subsiste le lapin que l’on met sur les dessins, les cartes, les chocolats et les peluches.

Blason elisabeth i

Semper aedem, devise de stabilité pour Elisabeth I

La reine Ann Boleyn d’Angleterre et deuxième femme du roi Henri VIII, dont le mariage fut le déclencheur de la réforme anglaise, avait 3 mottoes durant sa vie :

- Semper aedem
- Ainsi sera, groigne qui groigne (montre sa détermination d’avoir battu Catherine d’Aragon en se mariant à Henri VIII)
- La plus heureuse (du fait de son mariage et la couronne qu’elle avait sur sa tête)

 

Sa fille, et héritière d’Henri VIII, Elisabeth I reprit ce premier motto et en fit sa devise personnelle qu’elle fit figurer sur ses armoiries.

« Semper aedem » signifie « Toujours le/la même ».
La reine promettait ainsi un règne de stabilité (important dans une Angleterre déchirée entre catholique et anglicans), d’intégrité et d’une certaine égalité de jugement que la personne en face soit riche ou pauvre et que la reine soit heureuse ou pas.

Mais surtout, cela lui permettait de se différencier de son père, Henri VIII, qui avait été un roi avec beaucoup de tempérament et prompt à s’emporter, mais aussi de sa sœur, la reine Mary Stuart, qui était constamment de mauvaise humeur et était très impopulaire.

La nueve

La Nueve, compagnie espagnole de la 2e DB

Hier soir, le 2 avril 2020, est mort Rafael Gomez Nieto à cause du COVID-19.
Cet espagnol de 99 ans et habitant le Bas-Rhin était le dernier survivant de la Nueve, la 9e Compagnie de la 2e Division Blindée de Leclerc.

Voyons un peu ici ce qu’est cette unité qui a participé activement à la libération de la France et de Paris en 1944.

 

Après l’armistice de 1940 et le ralliement des territoires d’Afrique du Nord au gouvernement de Vichy, les républicains espagnols exilés en France inquiètent. Le gouvernement d’occupation français leur propose alors 3 choix : le travail forcé, la légion étrangère ou le rapatriement en Espagne.
Beaucoup choisissent l’armée.

Après le débarquement allié en Afrique du Nord par les Alliés en novembre 1942, ces espagnols se retrouvent dans le Corps Franc d’Afrique, un régiment composé de combattants non-français. Ils participeront ainsi activement aux combats contre l’Afrikacorps jusqu’en mai 1943.

En mai 1943, ils rejoignent une unité nouvellement créée, la 2e division blindée (ou 2e DB) du général Leclerc et forment la 9e compagnie. En raison du nombre important d’espagnols au sein de cette compagnie, elle sera appellé « La Nueve ».

La Nueve et la 2e DB débarquent en Normandie dans la nuit du 31 juillet au 1er août 1944 et c’est là que la compagnie espagnole va se distinguer.

Du 13 au 18 août, elle se bat à Ecouché où elle fera 130 prisonniers, capturera 13 véhicules et libèrera 8 américains grâce à un audacieux coup de main derrière les lignes ennemies.

Le 24 août, derrière 3 chars du 501e RCC, c’est la Nueve qui rentre la première dans Paris par la Porte d’Italie.
C’est la première compagnie a atteindre l’Hôtel de Ville et a engager les allemands sur place.
C’est un officier de la Nueve, le lieutenant Amado Granelle, qui sera le premier officier « français » reçu par le Conseil national de la Résistance.
La Nueve arrête le 25 août le général Von Choltitz, le gouverneur de Paris, et obtient la reddition allemande.

Pour ses faits d’armes, la compagnie formera l’escorte du général de Gaulle lors de son défilé sur les Champs Elysées.

Repartie de Paris le 9 septembre, elle fait 300 prisonniers le 12 à Andelot. Le 23 novembre, elle entre dans Strasbourg et libère la dernière grande ville française (et permet à la 2e DB de respecter le serment de Koufra).

Quand elle arrête les combats le 5 mai 1945 en Allemagne, il ne reste plus que 16 espagnols encore actifs dans la Nueve.

 

Plus de 50 membres de la compagnie recevront la Croix de Guerre 1939-1945 et la Médaille militaire.

Madeleine

La madeleine de Proust

Malgré ce nom fort appétissant, la madeleine de Proust n’est pas une spécialité culinaire régionale.
C’est plutôt une expression provenant d’un passage du premier tome « Du côté de chez Swan » du roman « A la recherche du temps perdu » de Marcel Proust.

Une madeleine de Proust est un phénomène déclencheur (bruit, odeur, goût, objet) qui donne une impression de réminiscence. C’est-à-dire que ce phénomène vous fait revenir en mémoire un souvenir sans que vous ne l’ayez voulu.

Dans le livre de Marcel Proust, le personnage se souvient d’un moment de sa jeunesse en trempant une madeleine dans une tasse de thé. Le goût du gâteau et l’odeur environnante permettent à ce souvenir d’émerger à la surface sans que cela ne soit volontaire.

Cette mémoire involontaire est d’ailleurs, en général, plus fidèle à la réalité que la mémoire volontaire (se remémorer de soi-même sans aide extérieure d’un évènement) qui a tendance à transformer la perception du passé.

Calendrier republicain

Le calendrier républicain français

Le calendrier républicain n’est pas resté en France très longtemps, seulement 14 ans.
Pourtant il a donné plusieurs dates encore connues aujourd’hui comme le 18 brumaire, le jour du coup d’état de Napoléon à Saint-Clou.

Mais à quoi correspond-il ?

 

Ce calendrier est créé par Gilbert Romme, un homme politique à la tête de la commission chargée d’organiser un nouveau calendrier, l’ancien étant jugé trop lié à la religion chrétienne.

Le calendrier est organisé en 12 mois de 30 jours chacun et de 5 jours (ou 6 pour les années bissextiles) de plus pour collé à l’année tropique.
Les noms des mois correspondent à des aspects du climat ou à des activités paysannes.
Les semaines comptent 10 jours et prennent le nom de decade.

Maintenant que l’on a dit tout ça, voyons ce que cela donne concrètement.

Saison

Mois

Signification

Equivalent moderne

Automne

 

 

 

 

Vendémiaire

Période des vendanges

22 septembre – 21 octobre

 

Brumaire

Période des brumes et brouillards

22 octobre – 20 novembre

 

Frimaire

Période des froids

21 novembre – 20 décembre

Hiver

 

 

 

 

Nivôse

Période de la neige

21 décembre – 19 janvier

 

Pluviôse

Période des pluies

20 janvier – 18 février

 

Ventôse

Période des vents

19 février – 20 mars

Printemps

 

 

 

 

Germinal

Période de la germination

21 mars – 19 avril

 

Floréal

Période de l’épanouissement des fleurs

20 avril – 19 mai

 

Prairial

Période de récolte dans les prairies

20 mai – 18 juin

Eté

 

 

 

 

Messidor

Période des moissons

19 juin – 18 juillet

 

Thermidor

Période des chaleurs

19 juillet – 17 aout

 

Fructidor

Période des fruits

18 aout – 16 septembre

 

 

Les jours de l’année est caractérisé par un produit, une plante, un animal ou un outil caractéristique du terroir français.

Et c’est pour cela que le calendrier républicain ne dépassera pas les frontières de la France.
Voulu comme un calendrier universel, il est très fortement lié à la France et à l’activité paysanne qui avait, à l’époque, une très grande place dans l’économie du pays.

Entré en vigueur le 6 octobre 1793 (ou 15 Vendémiaire an II), il est aboli le 9 septembre 1805 (ou 22 fructidor an XIII). Cependant, il n’était déjà plus très utilisé depuis la période consulaire, même pour les actes publics, et encore moins dans la vie de tous les jours.

Era

Era, un groupe de musique médiévale avec des sonorités modernes

L’origine de Era se cherche bien avant sa création en 1996.

Éric Lévi est un musicien français né en 1965 à Paris.
Après avoir fondé un groupe de hard rock dans les années 1970 aux Etats-Unis, il revient en France et se met à composer des musiques pour le cinéma.

Il écrit d’abord une musique pour le film Opération Corned Beef puis il s’attaque au film Les Visiteurs.

Pour ce film, il écrira Enae Volare, une musique typée médiévale mais avec des sonorités modernes utilisant des guitares électriques (un peu à l’image du film, un mélange de médiéval et de moderne).

Le film fera un carton dans les salles de cinéma avec plus de 13 millions d’entrées en France et la bande son (dont fait partie la musique d’Éric Levy) sera nommée aux Césars.

Cela pousse le musicien à recréer un groupe de musique, Era.
Le groupe va reprendre les codes utilisés pour la musique du film : une utilisation des symboles religieux et des signes et sonorités médiévales et modernes permettent à plusieurs chansons de voir le jour.
Ces chansons sont chantées en anglais, en arabe et dans une langue qui ressemble à du latin médiévale (mais la langue est complètement imaginaire).

Le premier album Era dont fait partie la musique Enae Volare sort en 1996, la même année de la création du groupe, et est un énorme succès. L’album se vend à 5 millions d’exemplaires et remportera la Victoire de la musique de l’album français le plus vendu à l’exportation en 1999.

Le deuxième album Era II se vendra moins que le premier mais atteindra tout de même 1.14 millions d’exemplaires vendus.

Le groupe sortira d’autres albums dans les années qui suivront (le dernier date de 2017) mais ils n’auront pas le même succès que le premier et le deuxième album.

 

Merlon et creneau

Merlon ou créneau ?

On a tendance à appeler « créneau » tout ce qui se trouve au sommet d’un rempart par gout de la facilité.
Cependant, il ne fait pas confondre les créneaux et les merlons qui avaient deux objectifs bien différents.
Faisant donc un petit peu (mais pas trop) de vocabulaire.

Un créneau est une ouverture au sommet de la muraille.
D’un hauteur de 1 mètre, il permet au défenseur d’une place forte et armé d’un arc, d’une fronde (ou de n’importe quelle arme de jet ou à distance) de tirer sur les assaillants.
Cette définition changea à l’époque moderne où un créneau se mit à désigner une petite ouverture faite dans un bunker pour placer le bout d’un canon ou d’une mitrailleuse, l’équivalent moderne du machicoulis médiéval.

 

Le merlon est la partie haute du rempart entre chaque créneau.
D’une hauteur moyenne de 2 mètres, le merlon permettait au défenseur de s’abriter pendant le tir des adversaires ou pendant qu’il rechargeait son arme.
La multiplication, autant que possible, permettait d’augmentait la capacité de défenseurs sur un mur.
Pendant la République Romaine, on trouve même des petits murets à coté de chaque créneau pour protéger le défenseur (qui était derrière le merlon) des tirs obliques d’un assaillant futé.

Bulle d or de rimini

La bulle d'or de Rimini

Après avoir été chassé de Hongrie, les chevaliers teutoniques furent appelés par le duc Conrade Ier de Mozavie pour combattre les prussiens et, à plus long terme, mener croisade contre les baltes qui conservaient leur foi dans le paganisme.

En 1224, le duc de Mozavie les appelles et le Grand Maitre de l’époque, Hermann von Salza, accepta.
Néanmoins, il se souvint de l’expérience teutonique en Hongrie et utilisa ses nombreuses relations diplomatiques pour éviter de se faire à nouveau chasser.

Il convint donc le duc de Mozavie et l’Empereur du Saint Empire Romain Germanique d’officiellement donner des territoires aux teutoniques.

C’est la bulle d’or de Rimini de 1226.
Ce texte officialise la cession de terres et donne tous les droits aux chevaliers sur les territoires qu’ils prendront.

Cette bulle d’or est renforcée par la bulle papale de Rieti de 1234 qui confirme la bulle de Rimini et ajoute le fait que les teutoniques et leur territoire ne dépendent que du Saint Siège et d’aucuns autres souverains.

 

Ces bulles entraînent la création du premier état monastique au monde et le début des croisades baltes.

Combien de Reich allemands ont existés ?

Le lendemain de la mort du maréchal Hindenburg le 2 août 1934, le chancelier Adolf Hitler annonce la création du IIIe Reich qui remplacera la République de Weimar.
 

Mais s’il annonce l’avènement du IIIe Reich, c’est bien qu’il y en a eu 2 autres avant.
Petite découverte rapide des deux précédents Reich allemands.

 

Le premier Reich : Le Saint Empire Romain Germanique (962 – 1806)Saint empire romain

C’est bien lui le premier Reich allemand.
Créé par Otton, duc de Saxe dont le prestige était au plus haut à la suite de sa victoire face aux magyars lors de la bataille du Lechfeld, en 962, il durera 844 ans.
L’Empereur du Saint Empire était élu par les Princes Electeurs de l’Empire, les princes des plus importants états de l’ensemble tel que la Saxe ou le Brandebourg.

C’est dans le Saint Empire qu’est né la religion protestante ainsi que la Guerre de 30 ans.
C’est un empire qui a beaucoup influencé et joué dans le jeu international du Moyen-Age européen.

Il a donné des empereurs très célèbres tels que Frédéric II Barberousse, Otton Ier ou Charles Quint.

Il disparaitra en 1806 sur décision de Napoléon qui créera la Confédération du Rhin, un ensemble étatique qui lui était plus favorable

 

Le deuxième Reich : L’Empire Allemand (1871 – 1918)Empire allemand

Fondé dans la Galerie des Glaces du Château de Versailles avec le couronnement du roi de Prusse Guillaume Ier le 18 janvier 1871, c’est le deuxième Reich allemand.

Gardant son système d’état fédéral, c’est une monarchie parlementaire même si le règne de Guillaume II le poussera vers un plus fort pouvoir personnel.

Pendant l’Empire Allemand, le territoire passe d’un état rural à un des états les plus développés et industrialisés du monde (à la pointe dans la sidérurgie et la chimie) grâce aux montants des réparations de guerre versées par la France à la suite de la guerre de 1870-1871.

L’Empire Allemand ne survivra pas à la Première Guerre Mondiale. Abdiquant le 9 novembre 1918, Guillaume II scelle la fin de l’empire et laisse la place à la République de Weimar qui signera l’armistice.

Bataille hemmingstedt

La bataille d'Hemmingstedt

La Dithmarse est un petit territoire de 1000 km2 dans le nord de l’Allemagne qui a longtemps été indépendant.

En 1474, le roi du Danemark Christian Ier obtient de l’Empereur Frédéric III du Saint Empire Romain Germanique la réunion des terres du Schleswig et du Holstein avec la Dithmarse pour créer un duché qui dépendra de la couronne danoise.
Mais les habitants du Dithmarse refusent et se révoltent en créant une Libre République d’Agriculteurs.

En 1500, voulant mater la révolte, les deux co-ducs du Schleswig-Holstein lèvent une armée de 12 000 hommes comprenant des fantassins, 2 000 chevaliers lourds ainsi que de l’artillerie.
En face, les rebelles ne peuvent aligner que 6 000 hommes, des paysans regroupés en milice qui défend ses terres.

L’armée ducale avance et prend rapidement Meldorf, un des deux villages les plus importants de la république.

C’est alors que les défenseurs décident d’utiliser le terrain à leur avantage.
Ils font sauter une écluse qui inonde une partie des terres, obligeant l’armée ducale à se masser et avancer sur une petite route.

Le 17 février 1500, ils sont bloqués par une palissade avec des canons près du village d’Hemmingstedt.
C’est alors que la milice rebelle leur tombe dessus.
Incapable de manœuvrer et d’utiliser sa supériorité numérique, l’armée du Schleswig-Holstein se fait massacrer par des miliciens plus mobiles et bien entrainés.

Ils essaient de s’enfuir mais beaucoup meurt noyés.
Les pertes rebelles sont inconnues mais l’armée ducale perd 7000 hommes dont 600 cavaliers lourds (un tiers des chevaliers du duché meurt ce jour-là).

Le territoire restera libre jusqu’à sa soumission en 1559 par le roi du Danemark Frédéric II (rien à voir avec l’Empereur Frédérick II du Saint Empire Romain Germanique et ami d’Hermann de Salza).

Shizo kanakuri

Le marathon de Shizo Kanakuri, le plus lent au monde

Le mieux pour un sportif est de devenir célèbre pour ses incroyables compétences physiques et victoires de de grandioses épreuves.
Néanmoins, si on connait Shizo Kanakuri aujourd’hui, ce n’est pas tellement pour ça mais pour un record du monde surement imbattable en marathon.

Né le 20 aout 1891, cet athlète japonais est un spécialiste u marathon.
Il participe ainsi à celui des Jeux Olympiques de Stockholm de 1912.

La température est écrasante avec plus de 40 degrés, 32 coureurs abandonnent.
Kanakuri est lui aussi épuisé.

Il est sur le point d’abandonné au 30e kilomètre quand il aperçoit une maison avec des gens qui boivent à l’intérieur.
Les habitants lui donnent à boire et, devant leur insistance, Shizo s’endort dans un des lits de la maison.

Se réveillant seulement le lendemain, le japonais a honte et rentre discrètement dans son pays alors que tout le monde se demande où il est.

50 ans plus tard, un journal suédois s’intéressa à l’histoire de cet athlète japonais disparu. Il fut retrouvé et le journal dévoila toute la vérité.

À la suite des révélations, Shizo Kanakuri retourne à Stockholm en 1967 à 76 ans.
Il reprend son marathon arrêté en 1912 et le termina en 54 ans, 8 mois, 6 jours, 8 heures, 32 minutes et 20 secondes.

C’est encore aujourd’hui le record du marathon le plus lent du monde.

Bataille ain djalout 2

la bataille d'Ain Djalout

Après avoir fort avancer et conquit la Syrie, Hulagu Khan, commandant de l’armée mongole doit retourner en vitesse vers la capital mongole pour régler des problèmes dynastiques.
En effet, la mort du Grand Khan Mongke réveille les rivalités entre les frères ennemis Kubilaï Khan et Arigh-Boge.

Voyant le commandant mongol et une partie de l’armée s’en aller, le sultan mamelouk décide d’aller à leur rencontre pour reprendre la Syrie (qui était une de ses provinces).

Les mongols, avec Ketboga à leur tête, continuent de descendre en Syrie et vers l’Egypte, cœur du sultanat mamelouk. Ils sont rejoints par des contingents venant d’Arménie et de Géorgie.

Les mongols et les mamelouks se rencontrent à proximité du village d’Ain Djalout le 3 septembre 1260.

Entre 10 et 12 000 mongols affronteront ainsi 15 à 20 000 mamelouks commandés par le sultan Quttuz et par Baybars, un des plus grands sultans mamelouks de l’histoire du sultanat.

Dans un premier temps, les mongols sont bien partis pour l’emporter. L’avant-garde mamelouk est pulvérisée et les lignes suivantes commencent à être enfoncées.

Mais le sultan Quttuz réorganise son armée et enlève son casque. Il se met alors, avec Baybars, à haranguer ses troupes et à lancer des appels à la foi des soldats.

Les soldats mamelouks reprennent alors courage et repoussent peu à peu les mongols.
Essayant de redresser une situation qui commence à lui échapper, Ketboga se lancent encore plus dans la mêlée et se fait tuer.
La mort de leur chef désorganisent les mongols qui fuient le champ de bataille.
Les pertes de chaque camp sont inconnues mais les mongols se retirent totalement de Syrie ?

C’est la première grande défaite militaire infligée aux mongols depuis le début de leurs conquêtes deux siècles auparavant. Cela marque l’arrêt de leur avancée à l’ouest et ils ne se concentreront plus que sur l’Asie et la Chine.
Sinon, cette bataille a un retentissement fort à l’ouest. Les mongols ne sont plus invulnérables et ils peuvent être vaincus ce qui rassure les européens qui s’étaient vu infligés deux grosses défaites 20 ans auparavant aux batailles de Legnica (9 avril 1241) et de la Mohi (12 avril 1241).

Bataille de las queseras del medio

La bataille de Las Queseras del Medio

L’intérêt de flâner sur Internet à la recherche d’informations surprenantes amène bien souvent à découvrir des guerres ou des batailles intéressantes.
Et c’est le cas de la bataille de Las Queseras del Medio pendant la guerre d’indépendance du Venezuela.

Cette bataille oppose les forces espagnoles royalistes de Pablo Morillo et les combattants républicains de Simon Bolivar.

Bolivar veut faire oublier l’échec de sa campagne de 1818 et Morillo cherche à regrouper les différentes armées royalistes.

Les deux armées se rencontrent sur le rio Arauca, chacune d’un côté de la rivière.

La différence de force entre les armées est flagrante.
L’armée espagnole royaliste compte 8500 hommes parfaitement entrainés et équipés avec 6 canons. De l’autre côté, on a 2000 fantassins mal équipés, 2000 cavaliers et 150 lanciers Llaneros du général Páez.

Les deux armées restent de leur côté de la rivière, ne voulant pas engager le combat.
Bolivar, impatient, ordonne à Páez de prendre ses lanciers et de faire une reconnaissance en face.

Ils traversent la rivière et se lancent sur le centre de la cavalerie ennemie. Ils brisent les rangs républicains puis feintent une retraite.

Voyant la totalité de la cavalerie royaliste se lancer à sa poursuite et s’éloigner de plus de 3km de l’armée espagnole, Páez fait volte-face.
Les rangées de la cavalerie royaliste sont pulvérisées et elle est vite mise en déroute, les cavaliers espagnols se battant entre eux pour fuir plus vite.

Morillo, comprenant le risque pour son armée d’une charge sur son flanc, se retire dans une foret voisine puis abandonne le terrain.

Ce qui était au départ une mission de reconnaissance se transforme en victoire éclatante. Les royalistes laissent 400 morts sur le terrain alors que seul 2 lanciers républicains perdent la vie.

Ce coup d’éclat accroit le prestige de Páez qui gagne le surnom de « Première Lance des Llanos ».
Il sera d’ailleurs décoré avec ses cavaliers de l’Ordre des Libérateurs et félicité par Bolivar.

Operation jericho

Opération Jéricho

18 Février 1944 à Amiens.
Plusieurs explosions retentissent à la prison et à proximité.
La prison vient d’être victime d’un bombardement aérien.

Le bâtiment principal est très sévèrement touché et d’immenses plaques de bétons d’effondrent à l’intérieur et sur les détenus.

Malgré les possibilités d’évasion, peu de prisonniers s’enfuirent, bloqués par la peur d’être retrouvé et exécuté par les allemands ou encore que leurs proches ne subissent des violences.

Sur les 700 prisonniers de l’établissements (détenus de droit communs ou politiques), 105 perdirent la vie dans ce bombardement, une attaque baptisé « Opération Jéricho ».
Elle avait pour but d’aider à libérer des résistants enfermés dans la prison.

Néanmoins, depuis quelques années, des chercheurs remettent en cause cette version en raison de l’absence de résistants ou d’agents alliés dans la prison.
Cette attaque aurait ainsi prit part à l’ «Opération Fortitude » qui visait à faire croire aux allemands à un débarquement dans le Pas-De-Calais.

Charge de reichshoffen

La charge de Reichshoffen

Des charges épiques, l’histoire militaire n’en manque clairement pas et on en trouve beaucoup dans l’histoire de France, comme on avait pu le voir avec la charge des 12 000 à Eylau.

Dans la guerre désastreuse pour la France que fut la Guerre franco-prussienne de 1870-71, il existe de petits moments de gloire pour les français.
On peut ainsi mentionner Bazeilles ou encore la charge de Reichshoffen.

Les armées françaises et prussiennes se rencontrent un peu par hasard le 6 août 1870.
Ils engagent le combat pour ce qui deviendra la bataille de Froeschwiller-Woert (qui est une succession de petits affrontements plus qu’une vraie bataille).

Alors que les armées étaient de force égale (45 000 de chaque côté), le commandant français, le maréchal Mac Mahon est informé que de plus en plus de prussiens renforcent l’armée adverse et les français se retrouvent vite contre 90 000 prussiens et sont défaits

C’est alors que les cuirassiers français se lancent dans une charge puissante pour donner du temps aux français pour se replier en bon ordre.
Les cavaliers obtiennent de bons résultats et dégagent avec force plusieurs villages contrôlés par les prussiens.
Mais les tireurs embusqués, les ruelles étroites et les tirs à bout portant des prussiens infligent énormément de pertes.

A la fin de la bataille, il ne reste que 67 cuirassiers sur toute la cavalerie française engagée dans la bataille.

Cette charge fut utilisée par la suite pour exalter la passion et le patriotisme français après la défaite de 1871 et meme la Prusse éprouvera une admiration et un profond respect pour la cavalerie française.

Néanmoins, cette charge marque un tournant dans l’emploi de la cavalerie lourde en France.
La cadence de tir toujours plus grande des fusils et la puissance de l’artillerie transformant chaque charge en carnage.

Coronavirus

Diocles, le sportif le mieux payé de l'histoire

Le magazine Forbes sort chaque année en décembre son classement des sportifs les mieux payés de tous les temps.

Michael Jordan, Tiger Woods, Cristiano Ronaldo ou Roger Federer sont des noms connus de tous.
Mais un sportif est systématiquement oublié de ce classement alors qu’il est considéré comme le sportif le plus riche et le mieux payé de l’histoire.
C’est Gaius Appuleius Diocles.

Né en 104 et mort en 146 après Jésus Christ, Diocles est le meilleur aurige de l’Antiquité.
Un aurige est une personne qui conduit un char tiré par des chevaux. Il doit faire des tours de pistes plus vite que ces concurrents pour gagner.
Les auriges sont répartis par équipes de couleurs. Diocles commence ainsi les courses à 18 ans chez les Blancs. Il ira ensuite chez les Verts avant de passer 18 ans chez les Rouges (sur les 24 ans de sa carrière).

Il remporte sa première victoire à 24 ans et, quand il meurt, il a remporté 1462 victoires sur 4257 courses.
Ses gains se montent à 35 863 120 sesterces et fait de lui le sportif le plus riche de l’histoire.

On peut voir une référence à ce sportif exceptionnel donc l’album d’Astérix « Astérix et la Transitalique » quand ils parlent de Coronavirus, « le champion aux MCDLXII victoires » (1462 en chiffres romains).