La bataille de Mars-La-Tour

La seconde moitié du XIXe siècle voit, avec l'accroissement des puissances de feu, la diminution du rôle de la cavalerie lors des batailles.
La guerre franco-prussienne de 1870 marquera le cham du cygne de la cavalerie de choc et la bataille de Mars-la-Tour est d'ailleurs considéré comme la dernière grande bataille de cavalerie d'Europe.Bazaine


 

I - Contexte

Après l'affaire de la dépêche d'Ems, le Second Empire déclare la guerre à la Prusse le 19 juillet 1870.
Après plusieurs défaites, l'Armée du Rhin du maréchal Bazaine se replie vers Verdun ou Metz où elle pense pouvoir tenir un siège.
Mais son avance est ralentie par plusieurs combats comme à Borny (victoire française incontestable mais qui fait perdre un temps précieux à l'armée) ce qui permet aux prussiens de se déployer comme ils veulent pour bloquer la retraite française vers Verdun et Metz.

Le 15 août 1870, des cavaliers du 1er Régiment de Dragons hanovriens localise l'armée française en retraite, le prince Frédérick-Charles qui commande la IIe Armée prussienne envoie son avant-garde pour bloquer les français et les affronter.


 

II - La bataille

Le 16 août, en 10h et 12h, les prussiens engagent les troupes françaises.Battaille mars la tour

Les prussiens, commandés par le général Constantin von Albensleben, sont environ 30 000.
En face, c'est toute l'Armée du Rhin du maréchal François Achille Bazaine qui est présente avec 127 000 hommes.

Les premiers moments de la bataille sont confus mais les prussiens avancent difficilement face au surnombre français et à l'artillerie qui les pilonne.
Cependant, l'arrivée en renfort de 50 000 hommes va permettre aux prussiens de respirer un peu plus.
Une charge de 800 cavaliers de la 12e brigade de cavalerie perce les lignes françaises et reduit au silence l'artillerie qui leur posait tant de problème et fait souffler un vent de panique sur l'infanterie française.
Malgré la faible distance à découvert de la cavalerie (seulement 1000 mètres avant le contact), les puissances de feu des fusils font énormément de pertes. Seuls 420 des 800 cavaliers reviendront vivants de ce que l'on appellera la "charge de la mort". Le propre fils du chancelier prussien Otto von Bismarck sera blessé lors de cette charge.

Malgré ce coup dur, les français restent solides et gardent le terrain.
Après un dernier assault prussien qui se finit en échec, les deux armées se retirent pour la nuit et campent à quelques centaines de mètres.


 

III - ConséquencesCreation du iie reich allemand

L'armée française remporte la victoire en restant maîtresse du terrain.
Elle capture même un drapeau prussien, le premier de la guerre.
Elle perd 13 761 morts et blessés et inflige15 781 pertes aux prussiens.

Malgré la victoire, Bazaine décide de ne pas aller affronter le gros de l'armée prussienne. Il choisit plutôt de se replier sur Verdun et Châlons.
Les prussiens ont ainsi la possibilité de continuer leur avancée et de couper la route de Verdun ainsi que de forcer Bazaine à se réfugier dans Metz après la défaite de Saint-Priviat.
Il se rendra le 28 octobre 1870.

Après la victoire de Sedan sur Napoléon III, l'armée prussienne assiège Paris.
Un armistice signé le 26 janvier 1871 met fin à la guerre. Le IIe Reich Allemand est proclamé dans la Galerie des Glaces du château de Versailles le 18 janvier 1971 et la France perd l'Alsace-Lorraine.


 


 

Pour en savoir plus sur l'accroissement des puissances de feu, vous pouvez aller voir la vidéo de Sur Le Champ sur le sujet (il parle d'ailleurs de la bataille de Sedan et de la guerre franco-prussienne de 1870) :

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