La bataille de Dorylée

Première victoire chrétienne face aux Turcs lors de la Première Croisade, la bataille de Dorylée casse le mythe d’invincibilité des Turcs Seldjoukides.

 

I - Contexte

Le 29 novembre 1095, le Pape urbain II lance un appel au monde chrétien pour libérer la Ville Sainte de Jérusalem : c’est le début de la Première Croisade.Appel croisade

Après s’être rassemblée à Constantinople au printemps 1097, l’armée croisée passe le Bosphore et se dirige vers Nicée, la capitale turque.
Le sultan turc, ayant déjà massacré la Croisade Populaire de Pierre l’Hermite, ne les prend pas au sérieux et va plutôt se battre à l’est en laissant une petite garnison dans la ville.

Nicée est assiégée puis prise en juin 1097.
Le sultan turc, Qilij Arslan, réagit alors à la prise de sa capitale.
Il fait la paix avec son ennemi Danichmend à l’est et se dirige vers les croisés.

 

II - La bataille

Il a avec lui 10 000 hommes à opposer aux 25 000 croisés. Mais il va essayer de profiter de la dispersion de ceux-ci.Bataille dorylee

En effet, pour faciliter le ravitaillement, les croisés se sont séparés en petits corps d’armées qui se débrouillent seuls mais qui sont suffisamment proches pour se soutenir s’ils sont accrochés par l’ennemi.
Une version ancienne et bien moins aboutie des corps d’armée de Napoléon (même si la comparaison reste un peu tirée par les cheveux).

Les turcs attaquent donc une troupe croisée commandée par Bohémond de Tarente près de Dorylée.
Face aux croisés, les turcs utilisent la technique de la flèche parthe, une tactique de harcèlement visant à cribler de flèches un ennemi et à s’éloigner si jamais il s’approche.

Les croisés se mettent alors en position défensive en attendant les renforts qui arrivent avec de la cavalerie.

Ils contournent les turcs et les chargent, ce qui les forcent à se replier sur une position en hauteur.
Les turcs se croient alors en sécurité, ne pensant pas que les croisés se risqueraient à une attaque aussi difficile.

Et pourtant …

Avec l’arrivée d’autres corps d’armée, les croisés lancent une attaque avec un corps sur chaque flanc, un devant et un derrière. Ils massacrent alors les turcs qui essaient de s’enfuir et gagnent la bataille.

 

III - Conséquences

Le sultan turc échappe à la mort et fuit le champ de bataille.Etats latins d orient
Il perd 5 000 hommes (soit la moitié de son armée) alors que les croisés laissent 4 000 morts sur le terrain.

Le sultan Qilij Arslan n’a plus les moyens de s’opposer militairement aux croisés et choisit de pratiquer la politique de la terre brulée en espérant faire reculer les envahisseurs, ce qui échouera vu que les croisés finiront par prendre Jérusalem en 1099.

Cette première bataille entre les croisés et les turcs fait naître un grand respect entre les deux ennemis.

À la suite de cette bataille, les turcs mettront de côté leur technique de harcèlement, devenue quasiment inutile face aux lourdes armures des croisés.

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