La bataille de Verneuil

L’assassinat de Jean Sans Peur lors de son entrevue avec le dauphin (le futur Charles VII) le 10 septembre 1419 a de nombreuses répercussions sur le cours de la guerre de 100 ans.
La mort de leur duc fait que les bourguignons passent une alliance avec les anglais qui peuvent alors envisager de terminer la conquête de la France.

Commence alors une période où les raids et les batailles ne changeront pas l’équilibre de la guerre mais avec néanmoins de belles victoire anglaises comme la bataille de Verneuil en 1424.

 

I - Contexte

Début 1424, un partisan du dauphin Charles VII de réussit à prendre le château d’Ivry en Normandie.Siege medieval
Cependant, n’ayant pas les moyens de tenir face au siège que les anglais mettent devant la forteresse, il accepte de se rendre si aucune armée de secours n’est venue les secourir avant le 15 août 1424.

Apprenant la situation, le dauphin rassemble une armée accompagnée d’une importante troupe écossaise.
Alors qu’ils se dirigent vers la forteresse assiégée, les franco-écossais reçoivent les premiers rapports des éclaireurs sur l’armée anglaise. Celle-ci est retranchée sur une très bonne position autour du château.

Trop bonne position sûrement puisque l’armée de secours abandonne l’idée de libérer le château et se dirige vers Verneuil qu’elle prend grâce à un subterfuge, les archers écossais se déguisant en archers anglais.

Après avoir obtenu la reddition d’Ivry, l’armée anglaise se dirige vers Verneuil.
Ne voulant pas être bloquée par un siège qui pourrait s’éterniser, les franco-écossais décide de livrer bataille à l’extérieur des remparts le 17 août 1424 après des négociations avec les anglais.

 

II - La bataille de Verneuil

Les anglais peuvent compter sur 14 000 hommes pour affronter une armée de 18 000 hommes (dont 7 000 écossais, 2 000 cavaliers mercenaires espagnols et lombards et le reste de soldats français).Bataille de verneuil

Les deux armées commencent par se regarder et attendre pendant de nombreuses heures.
Les anglais décident d’engager les hostilités en allant provoquer les français avec leurs archers.

Mais les cavaliers mercenaires lancent alors une charge avant que les archers ne soient en position. Ils arrivent au contact et percent la ligne en subissant de très faibles pertes grâce aux excellentes armures milanaises qu’ils portent.

Pendant ce temps, les autres archers anglais se sont mis en position et engagent un impressionnant duel d’archerie avec les archers français et écossais.
12 000 archers vont ainsi s’affronter pendant 45 minutes.

Après avoir percer la ligne, les cavaliers mercenaires ne revinrent pas vers le combat mais décidèrent de piller les bagages anglais puis de quitter le champ de bataille avec leur butin.
Comprenant l’avantage qu’il pourrait avoir si ces cavaliers quittaient le combat, le commandant anglais rappelle les soldats chargés de l’escorte des bagages (laissant ces derniers sans défense) et les fait attaquer vigoureusement une aile gauche française épuisée par le duel d’archerie.

Les français battent alors en retraite et une partie des écossais est encerclée et massacrée.

Les commandants de l’armée française sont tués dont John Stuart (commandant du corps écossais et connétable de France) et le vicomte Guillaume de Narbonne (capitaine des Armagnacs, la faction ennemie des Bourguignons, et participant à l’assassinat de Jean Sans Peur).

 

Jeanne d arc

III - Conséquences

Les anglais ne comptent que 1 600 morts et blessés tandis que les franco-écossais déplorent la perte de 6 000 hommes.
Les anglais reprennent Ivry et Verneuil.

Une trêve suivra ces affrontements car le nouveau roi d’Angleterre, Henri VI, est encore mineur et que le duc de Bourgogne préfère se concentrer sur l’élargissement de ses territoires en Hollande.

La trêve sera rompue en 1428 quand les anglais commenceront le siège d’Orléans et qu’une jeune fille de Domrémy décidera de prendre les armes pour libérer la ville et faire couronner le dauphin.

Cette jeune fille de 17 ans s’appelait Jeanne d’Arc.

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