Une autre vision du sacre de Napoléon Ier

Le sacre de Napoléon est un moment important de l’histoire de France et a été élevé comme tel par la propagande impériale comme un incroyable évènement.

Proclamé empereur des Français par le Sénat le 18 mai 1804, cette nomination est confirmée par un plébiscite national qui donne le OUI pour sa nomination comme empereur à une écrasante majorité de 99.9%.

La cérémonie est donc organisée pour le 02 décembre 1804 dans la cathédrale Notre Dame de Paris.
Cette cérémonie, qui dura cinq heures, vit Napoléon et Joséphine se faire sacrer empereur et impératrice et se faire donner la bénédiction par le pape Pie VII.
La scène du couronnement de l’impératrice a d’ailleurs été immortalisée par le peintre Jacques Louis David dans son célèbre tableau de 1808.

Sacre napoleon

On ne peut être que fasciné et émerveillé par la scène et par les magnifiques habits de tous ces grands personnages qui observent et vivent la scène.

Mais un détail est souvent oublié à propos de ce sacre.
Un détail qui casse un peu la magie de l’évènement.
Et ce détail, c’est la date, le 02 décembre.

En décembre.
En hiver.
Dans la cathédrale Notre Dame.

Ce n’est pas l’endroit le plus chauffé de la planète, voir même le contraire.

Donc, sous les beaux vêtements brodés, les robes légères et les décoltés des dames, les personnes grelottent sévère pendant le sacre.
Et l’ambassadeur de la République Batave, Rutger Jan Schimmlpennink, le résume très bien dans sa lettre à sa femme :
« Le froid a terriblement fait souffrir les assistants, surtout les dames, qui ne peuvent échapper au mal, du fait de la légèreté de leur vêtement et de ce que le cérémonial ne leur permettait point de se couvrir d'un châle comme elles le font autrement. Il faisait si froid, surtout dans cette immense cathédrale, que même les hommes n'y tenaient plus. »

Bref, un sacre en grande pompe et très impressionnant mais où les participants se geler les doigts de pied. Et où Jacques Louis David a sûrement enlevé les nuages de condensation s’échappant des bouches pour ne pas briser la sacralité du moment.

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