Une Seconde Guerre Mondiale plus longue que prévue

Si la Seconde Guerre a pris fin en Europe le 8 mai 1945, elle n’est pas encore terminée sur le front asiatique.

Mais la chute du Japon est inexorable.Signature capitulation japon
Le 21 juillet, il perd la bataille d’Okinawa mais refuse la reddition.

Mais 3 évènements vont finir par forcer la main de l’empereur.
D’abord, c’est les deux bombardements atomiques sur Hiroshima (6 août) et Nagasaki (9 août).
Mais surtout, c’est la déclaration de guerre de l’Union Soviétique le 8 août et son invasion massive de la Corée, la Chine du Nord et le Mandchoukouo qui pousse l’empereur à la capitulation.

Le 14 et 15 août 1945, le Japon accepte la capitulation sans conditions. Mais pour qu’elle soit effective, les belligérants doivent signer plusieurs documents lors d’une cérémonie officielle.

Ce cérémonie a eu lieu le 02 septembre 1945. Et c’est ce jour qui marque la véritable fin de la Seconde Guerre Mondiale.

A bord de l’USS Missouri, tout est prévu.
Le protocole est connu de tous, les heures de passage et le programme sont organisés et sans problème.

Et au départ, tout se passe bien.
C’est d’abord le tour du ministre japonais des affaires étrangères de signer, au nom de l’empereur et du gouvernement, puis au chef d’état-major de l’armée impériale, au nom de l’armée puis c’est à Douglas MacArthur, en tant que commandant suprême des armées alliées.

C’est après au tour des représentants des alliés : les Etats-Unis, la République de Chine, le Royaume-Uni, l’Union Soviétique et l’Australie.Capitulation japon

Et c’est à ce moment-là, quand le représentant de l’Australie pose le stylo pour laisser sa place à celui du Canada, que la machine bien huilée va déraillé.
Sur le document destiné à être gardé par les japonais, il se trompe et signe sur la ligne du représentant suivant.

Et ceux qui vont suivre vont aussi décaler d’une ligne leur signature. Ce sera ainsi le cas de la France et des Pays-Bas.
Mais là, c’est au tour du dernier de signer, le représentant de la Nouvelle-Zélande.

Il n’y a plus de place pour signer mais de son coup de stylo dépend la vie de milliers de personnes.
Il y a alors un grand moment de flottement mi-gênant, mi-hilarant capté par les caméras filmant et retransmettant en direct l’évènement.

Finalement, il prend la décision de signer dans la marge du document (celui de droite est une des versions sans la faute).
La Seconde Guerre Mondiale aura ainsi durée plusieurs secondes à cause d’un représentant canadien qui n’avait pas bien regardé où il écrivait.
L'Histoire est parfois drôle quand on la regarde en détail ...

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