Bataille de Mansourah

Première des deux croisades auxquelles participe Louis IX, la Septième Croisade part de France en 1248 et accostes-en Egypte à Damiette le 5 juin 1249.
Mais l’indécision croisée permet aux musulmans de se regrouper et de les affronter lors des batailles de Mansourah.

 

I - ContexteLouis ix

Quand il apprend la prise de Jérusalem et la défaite de la Forbie en décembre 1244, Louis IX promet de partir en croisade si jamais il survit à la maladie qui le frappe alors.

Il part ainsi du port d’Aigues-Mortes (infrastructure construite pour l’occasion afin de ne plus dépendre des marines italiennes pour partir vers la Terre Sainte) en août 1248 et passe l’hiver sur l’île de Chypre.
La décision est alors prise de ne pas se diriger vers la Palestine mais plutôt vers l’Egypte pour prendre des villes pour les échanger plus tard contre Jérusalem.

Le 5 juin 1249, les croisés débarquent sur les plages de Damiette et repoussent les attaques ayyoubides puis s’emparent de la ville sans combat le lendemain.

Ils vont alors passer plusieurs mois à Damiette, n’arrivant pas à se décider sur la direction à prendre, entre se diriger vers Alexandrie pour isoler l’Egypte et l’affamer ou se diriger vers Le Caire, la capitale du Sultanat Ayyoubide.
Après avoir reçu des renforts, le roi décide de se diriger vers Le Caire, plus proche de Damiette mais protégé par la forteresse de Mansourah.

 

II - Les batailles de Mansourah

L’armée croisée est forte de 15 000 hommes dont plusieurs centaines de chevaliers. Il n’y a que des français dans l’armée et de nombreux seigneurs ont dû être « très fortement encouragé » de venir par Louis IX, l’esprit de croisade n’étant plus aussi fort dans la population médiévale de l’époque que lors de la Première Croisade (1095 – 1099).Bataille de mansourah

En face, les ayyoubides comptent 10 600 dont la moitié de cavaliers.

Les croisés arrivent en vue de la forteresse début janvier 1450 et vont passer un mois à passer le Nil. Mais leurs tentatives pour construire un pont seront toutes mises à mal par l’utilisation musulmane du feu grégeois (et les pluies de flèches).

La trahison d’un bédouin en faveur des francs contre l’argent leur permet de trouver un gué le 8 février que l’armée traverse.

Robert d’Artois, frère cadet de Louis IX, part alors avec l’avant-garde et les templiers (malgré leur opposition à ce mouvement) dans une charge folle contre les positions avancées ennemies qu’ils enfoncent après un long combat.
Il poursuit alors son avance vers le camp ennemi et réussit meme à rentrer dans la forteresse.
Mais il est isolé et une vigoureuse contre-attaque turque menée par Baybars, homme promis à un grand avenir et que l’on a déjà vu rapidement lors de la bataille d’Ain Djalout, balaye l’avant-garde et arrive au contact de l’armée croisée encore en train de traverser.

L’intervention des arbalétriers permet de repousser l’attaque.
Une autre attaque turque le 9 février se soldent à nouveau sur un match nul, de même que le 11.

Mais, affaiblie par la famine, la dysenterie et les maladies, l’armée croisée bat en retraite vers Damiette.

 

Capture de saint louis

III - Conséquences

L’armée croisée perd environ 3 000 hommes dont près de 300 chevaliers (parmi les morts, on dénombre Robert d’Artois, le frère du roi, le grand maître des Hospitaliers ainsi que celui des Templiers).

Les turcs ont des pertes plus élevées que les francs même si elles sont inconnues et ils restent maître du champ de bataille.

Louis IX bat en retraite mais, gravement malade, il doit se reposer dans un village sur le chemin.
Pris d’assaut par les turcs, le village tombe et le roi est capturé.
C'est la première fois qu'un Roi de France est capturé sur le champ de bataille.

Il sera libéré contre rançon quelques mois plus tard et quitte l’Egypte le 8 mai 1250 avec les restes de son armée.
C’est la fin de la Septième Croisade.

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